Je végète

Vous saviez sûrement déjà, cher lecteur, que votre hôte est une fille de Satan droguée qui brûle des soutien-gorges. Autrement dit, j’aime le post punk, j’ai des piercings et je suis féministe. Aujourd’hui, laissez-moi vous dévoiler un nouveau pan de ma passionnante personnalité (oui, je vous sens tout frétillants derrière vos écrans…).

Je suis végétarienne.

« Comment donc ? Jean-Robert, quitte donc ce site ! Cette fille perdue ne mange pas de blanquette de veau, elle n’est pas des nôtres ! »

La végétarienne dans tout ce qu’elle a de plus agressif…

Je sais, j’ai un sweat bleu et des lunettes de hipster… Ce sont des choses qui arrivent.

Alors, maintenant que vous savez ça, ça vous fait une belle jambe. Vous pensez à votre steak juteux de midi en salivant, et vous vous dites que je suis bien bête. J’aimerais à vrai dire vous prouver le contraire ; sans faire de propagande, mais en vous expliquant simplement mes choix, leur pourquoi et leur comment.

Tout d’abord, quels sont mes choix, au juste ?

Je ne mange pas d’animal mort, quel qu’il soit. On a tendance à penser du végétarien que, parce qu’il ne mange pas de viande, il mange forcément du poisson. C’est vrai quoi, le poisson est si proche du végétal… Mettons-donc fin à cette légende urbaine que certains se plaisent à entretenir : quelqu’un qui mange du poisson n’est pas végétarien ; si on veut pousser le jargon là-dessus, on appelle ça un piscivore, en aucun cas un végétarien, même s’il s’en rapproche plus que l’omnivore. Et pour information, non, les fruits de mer ne sont pas des fruits et je n’en mange pas non plus.

Quid du lait et des œufs ? Je vais partir de généralités, je parlerai ensuite de mon cas personnel. Le végétarien à proprement parler en mange ; celui qui ne les inclut pas dans son alimentation s’appelle un végétaLien. Autant dire que le végétarien est une végétalien qui a du plomb dans l’aile, ce qui le rend plus guttural. En ce qui me concerne, je mangeais d’abord des laitages et œufs bios ou label rouge chez moi, faisant la concession de l’exploitation animale la plus honteuse à l’extérieur pour des raisons pratiques (sorties au restaurant avec des amis omnivores, choix végétaliens restreints pour manger sur le pouce, etc). Aujourd’hui, je ne mange plus de laitages non plus chez moi, même bios, limitant ma consommation de produits animaux à celle d’œufs de  poules élevées en plein air, bien alimentées et non-débecquées (oui, le débecquage est débectant) lorsque je ne suis pas à l’extérieur.

De plus, lorsque j’achète des cosmétiques, je prends maintenant garde à ce qu’ils ne soient pas testés sur des animaux (le site de la PETA met fréquemment à jour des listes de marques), de même que lors de mes prochains achats de chaussures ou de sac, je ne choisirai pas d’articles en cuir.

Ce que j’annonce ici n’a rien, absolument rien d’un dogme, quelque chose que suivraient tous les végétariens ou assimilés : ce sont des décisions personnelles prises en fonction de ce qui me semblait personnellement moral (et la morale est une affaire personnelle, contrairement à la religion ou la politique, qui répondent d’une transcendance ou d’une société).

De l’art de garder le lecteur attentif

Voilà, et maintenant que vous savez tout ça, la question qui devrait logiquement vous venir à l’esprit, c’est pourquoi ?

Pour des raisons écologiques, tout d’abord. Ah, tiens, vous ne vous attendiez pas à celle-là ? En quoi refuser de se nourrir d’animaux serait écologique ?

Eh bien pour plusieurs raisons, liées avant tout à l’élevage en lui-même, quelles que soient ses conditions. Vous n’êtes sûrement pas sans savoir que l’eau manque de plus en plus, que les populations de certains pays crèvent la dalle, que l’air qu’on respire nous encrasse les poumons et que tout ce que nous mangeons nous empoisonne. On était sensés tous mourir en 1999, la e-civilisation devait s’écrouler en 2000 et la fin du monde est pour cet hiver. Le chou gras d’or de l’Apocalypse revient aux media : merci mesdames messieurs les journalistes de nous distraire d’alarmisme. Bref, je ne ferai pas de catastrophisme, tout simplement parce que mes sources ne sont pas assez fiables pour que je puisse dire avec certitude « on va tous crever« , mais Pascal a pensé avant moi que dans le doute, autant prendre la position qui limite le plus les risques.

Certes, mais en quoi se nourrir de tofu va sauver la planète ? Tout d’abord, 70% des surfaces agricoles sont destinées à l’élevage, soit 30% des terres émergées. Expliquons ceci schématiquement… Une vache mange. Une vache mange beaucoup. Une vache apporte à l’humain un certain taux de protéines et de cholestérol. Si l’humain fait son muscle et son gras sans passer par l’intermédiaire de la vache, les surfaces agricoles qu’il nécessite sont extrêmement moindres. Voyez par-exemple le tableau ci-dessous qui est assez édifiant :

Refuser de manger de la viande, c’est refuser de participer à la déforestation pour la création de surfaces agricoles et refuser que des terres qui pourraient servir à nourrir autrui servent à son gentil petit plaisir gustatif.

C’est sans compter l’eau que nécessite la production et la distribution de viande : que ce soit pour irriguer les surfaces agricoles, hydrater les bêtes ou pour leur transport et leur conditionnement, on estime qu’il faut environ cinq fois plus d’eau pour des produits d’origine animale que pour des produits d’origine végétale. En somme, ne manger que deux steaks par an revient, en termes d’économie d’eau, à ne prendre que deux douches par an. Sachant que j’ai un nez délicat, le choix est vite fait (un dessin rigolo d’Insolente Veggie sur la question : x).

Voilà pour l’écologie. Cependant, ce qui m’a vraiment fait passer le cap entre le « je mange des animaux très exceptionnellement » et le « je suis végétarienne », c’est la prise de conscience de la souffrance animale.

Si un jour je me suis dit que, merde, tuer un être vivant pour sa chair était dégueulasse quand on a la possibilité de se nourrir autrement sans danger pour sa santé, ni son portefeuille (au contraire !), ça ne m’est pas venu comme une révélation divine. J’ai en fait pris le temps de regarder le documentaire ci-dessous, qu’une amie avait posté sur un media social très connu qui commence par un « f » et finit par un « k ». Je sais que vous n’avez pas forcément 1h35 à perdre ; pour moi en tous cas, ce temps n’a pas été perdu et a réussi à embuer mes yeux et ébranler mes certitudes. Non, je ne peux pas ne pas supporter la souffrance d’un chat (je vénère les chats, j’adore les chats, je me roule par-terre en ronronnant les chats) et tolérer celle d’autres créatures ; ce ne serait pas juste.

Vous pouvez activer les sous-titres avec le bouton « cc »

Cette vidéo explique aussi les raisons qui me poussent aujourd’hui à limiter au maximum ma consommation de laitages : pour produire son lait, une vache, une brebis, une chèvre, et en fait toute femelle, femme y compris, a besoin de mettre à bas. Dans les exploitations non-bio, les bêtes sont souvent inséminées artificiellement, à la chaîne, pour avoir le meilleur rendement possible et produire du lait en continu. Les bêtes sont épuisées, malades, et finissent hachées et agglomérées pour être mangeables. Mais dans le bio ? Il y a deux choses dans le bio. Tout d’abord, la fabrication de certains fromages, même bios, nécessite une presure animale issue de l’estomac de ruminants (plus d’infos ici). En outre, lorsque l’on élève une vache pour son lait, bien souvent, le destinataire naturel (soit : le veau) est séparé de la mère bien avant le sevrage (faudrait pas non plus qu’il prenne le lait des humains, non mais !), d’où un certain stress chez la productrice de lait. Il finit ensuite la plupart du temps à l’abattoir : il n’y a pas de petits profits.

Ainsi, je mange des œufs de poules élevées en plein air… Et plein d’autres choses !

Mais concrètement, je mange quoi et je le vis comment ?

Ah, l’angoisse de l’omnivore qui considère tout ce qui n’est pas viande ou poisson comme de la garniture… Je découvre de nouveaux horizons culinaires, mes amis ! Lentilles, haricots, quinoa, tofu, seitan, falafels, pâtes complètes, riz complet, noix diverses, graines, algues… Oui, de loin, comme ça, ça fait un peu peur, on a l’impression qu’en devenant végétarien, on va manger des trucs de weirdoes dont seuls les bobos qui mangent bio sont coutumiers. Mais dans les faits, c’est extrêmement simple. L’option la plus basique consiste à remplacer la viande et le lait par des substituts au soja qui sont de plus en plus légion dans les supermarchés. Sinon, il suffit de manger de tout, de manger complet et d’être curieux.

Si l’essence de la gastronomie franchouillarde semble résider dans ses morceaux de barbaque (et encore…) et ses verres de pif, des spécialités issues des quatre coins du monde peuvent aisément régaler des papilles végétariennes. Certes, me direz-vous, mais on est en Frânce, nom de Dieu ! Eh bien en Frânce, je vous annonce qu’il est tout à fait possible de sortir avec des amis amateurs d’animaux morts sans renier complètement ses valeurs. La grande majorité des restaurants et sandwicheries ont au moins un choix dans leur carte adapté aux végétariens. Si ce n’est pas le cas, il suffit de demander au serveur son plat « sans les lardons », « sans saumon », « sans chorizo », et la plupart acceptent la commande sans problèmes (même s’ils peuvent vous regarder comme un OVNI comme ça m’est déjà arrivée… « Comment ça une choucroute sans viande ?! Mais… Mais sans poisson non plus ? » (laissez donc, je vais plutôt me noyer dans le riesling…)).

J’avoue cependant que c’est un choix qui implique souvent de cuisiner ce que l’on mange, mais à l’heure du tout-fait-trop-salé-plein-d’additifs, n’est-ce pas la meilleure façon de manger bon et sain ? Certains d’entre vous savent peut-être que j’ai vécu il y a quelques temps une relation conflictuelle vis-à-vis de la nourriture ; je la pesais, la calculais, la détestais puis l’adorais. J’ai pris énormément de poids à cette époque. Aujourd’hui, ma relation à la nourriture est sereine : je mange en fonction de mes besoins, de mes envies ; je reste gourmande, mais la première question que je me pose avant d’ouvrir la bouche est plus d’ordre éthique que diététique. Et en étant éthique, j’ai pu me délester de vingt kilos que j’avais accumulés par connerie. Le végétarisme n’est certes pas l’unique facteur de ma re-perte de poids, loin de là, mais je trouve que c’est un joli pied-de-nez à ces pseudo-diététiciens Dukan-like qui commandent de se nourrir de viande pour perdre son gras sans perdre ses muscles (à ce sujet, je me permets de vous rediriger vers cet article que j’avais écrit il y a quelques temps).

Parce que je suis une fille, il faut forcément que je parle de cosmétiques.

J’ai une bonne nouvelle pour vous les amis : on peut être végétarienne et féministe et s’épiler les aisselles, se laver les cheveux, se mettre du mâscârâ, des crèmes diverses, et se colorer les cheveux en vert. Et ouais. Personnellement, et même si c’est cher (de toutes façons, j’économise sur la viande ;) ), je suis adepte des produits Lush. Mais de nombreuses marques de maquillage funky (e.l.f., Urban Decay, Barry M) ou de cosmétiques bios/naturels (Caudalie, Sanoflore, So’Bio étic) peuvent convenir aux végétariens, voire aux végétaliens. Et pour que mes cheveux étincellent de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel ? Stargazer et Manic Panic sont mes amis.

Le mot de la fin ?

Non, les végétariens ne sont pas des maigrichons-pâlichons aigris et sectaires. Il y a de tout partout, bien-sûr, mais de l’aperçu que j’en ai eu, ce sont des gens très ouverts, avec des personnalités assez fortes et de bonnes doses d’humour et de second degré. Tout ce qui change du non-végétarien au végétarien, c’est cette volonté de vivre en reconnaissant et respectant la dignité animale. C’est tout. Est-ce un aveu public de ma part pour dire que je suis un Bisounours ? Peut-être. En tous cas, les blagues sur les bébés morts me font toujours autant marrer. Je vous laisse sur la preuve qu’on peut être trVe-d4rk-Iveul, bien manger, et être végé.

Images : votre hôte, queenofheartss, WWF Suisse, Alberto Vargas, Ai Yazawa

Pour aller plus loin :

http://www.viande.info/

Association végétarienne de France

Insolente Veggie

Forum Végéweb

N’hésitez pas à me poser des questions si vous en avez

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6 réflexions sur “Je végète

  1. J ‘ai lu ton post avec attention ….par curiosité je cherchais à changer mes habitudes alimentaires, et petit à petit je suis tombé sur les motivations d ‘être vegetarien.
    j ‘aimerais savoir une chose quel est le déclic qui ta incité à changer ta vision comme ça ? Comment trouver le courage de assumé une telle conviction au yeux des autres ? C’est ce que j ‘aimerais savoir ….tu n ‘est pas obligé de Répondre

    1. Salut sel, merci pour ton commentaire et pour l’intérêt que tu portes au végétarisme :)

      Le vrai « déclic » que j’ai eu peut sembler stupide, et il est assez personnel ; c’est lorsque j’ai vu le film « Earthlings », que j’ai inclu dans l’article : j’étais déjà horrifiée par toutes les conditions d’élevages qui y sont présentées, et là, je vois une scène sur les chats abandonnés…
      Sachant que je fais partie de la secte des adorateurs des chats et que j’ai très sincèrement envie d’égorger toute personne levant la main sur pareille créature, j’ai pleuré comme une madeleine et me disant que c’était injuste et incohérent que je voue une telle adoration et un tel respect aux chats, alors que je ne verrais d’autres animaux que comme des aliments.
      Depuis, même si ça fait un peu « hippie qui court après les papillons », je commence à m’émerveiller devant tout type de créature, parce que j’y vois avant tout des êtres animés, qui ressentent pour sûr et pensent peut-être, et je refuse de participer à leur massacre.

      Après, « courage d’assumer une conviction », c’est un bien grand mot… Peut-être parce que les gens autour de moi sont ouverts d’esprits, je ne sais pas. Après, c’est sûr que je passe un peu pour la chieuse de service en soirée, mais la plupart du temps, je m’accommode. Le hic, c’est que j’aimerais devenir végétalienne, et là ça risque de bien moins passer en société, affaire à suivre.

      Cela dit, une fois que le refus de manger des animaux relève du principe moral, le reste va un peu comme de soi… J’ai notamment cassé avec mon ex avant qu’on emménage ensemble en partie parce que l’idée qu’il mette de la viande dans mon frigo, en mange chez moi, etc m’horrifiait d’avance. Je ne vois pas du tout ça comme un « sacrifice » ou autre, juste que j’étais avec quelqu’un qui ne correspondait pas, ou plutôt plus à mes valeurs.

      Voilà, en espérant que ma réponse t’ait un peu éclairé sur la question :)

      Au cas où, n’hésite pas à aller sur ce forum pour poser des questions, ils sont très gentils ;) : http://vegeweb.org/

  2. Attention au soja qui bien souvent est « élevé » dans des conditions bien peu respectueuses de l’environnement.
    Je le sais, j’en mange aussi quotidiennement ou presque… ;)
    Sinon, ce n’est pas parce que les plantes ne parlent et ne bougent pas qu’elles ne souffrent pas (source : ma sœur qui en a fait ses études et sa vie).
    Après je trouve drôle que tu aies quitté ton mec pour des idées alimentaires, j’ai un couple d’amis (végétarienne/omnivore) qui cohabite très bien, et elle lui achète de la viande si elle fait les courses.
    Un dernier commentaire rapport à ton article : le champ lexical classique qui se veut profondément dur envers les omnivores et pas les végé : « animaux morts ». A aucun moment le mot plante mort ou cadavre de légume ne ressort et je trouve ça un peu too much. Un végétal, c’est vivant, pas juste un vulgaire caillou enlevé de là où il était.

    1. Concernant le soja, celui que je mange est généralement bio et issu d’une agriculture plus ou moins locale (UE quoi). Après, je suis loin, très loin de m’y cantonner. Je mange limite plus de houmous, de lentilles et de riz que de soja ; enfin voilà, c’est pas que c’est l’aliment-phare des végés parce que ça contient les-8-acides-aminés-essentiels-blablabla qu’il faut cantonner à ça l’alimentation végéta*ienne. Une chose à noter aussi, le soja que tu évoques ne sert pas seulement à l’alimentation du bobo végé sauvage, mais aussi bien souvent au bétail. C’est par exemple le cas au Paraguay où les deux tiers des surfaces agricoles servent à la culture d’un soja qui n’est pas directement destiné à la consommation humaine.

      Pour ce qui est de la souffrance des plantes, je ne la nie pas forcément, c’est certes un gros troll qu’on ressort très souvent aux végés, mais des théories scientifiques avancent là-dessus et ce n’est pas la littéraire que je suis qui serait en position de les nier. Tu noteras cependant que dans mon article, j’ai aussi évoqué la santé : causer le moins de nuisances possible sans mettre sa santé en péril. Or, si je passais mes journées à lécher des cailloux, je ne suis pas tout à fait sure que je pèterais grave trop la forme. Donc, je ne mange plus d’animaux, et je trouve que c’est déjà bien comme ça. Je pourrais aussi me caler une balle dans le crâne pour cesser de consommer quoi que ce soit et faire de l’engrais naturel avec ma carcasse. Mais ça non plus, j’ai pas trop trop envie, en fait.

      Passons à mon ex : tu noteras l’emploi du « notamment ». Soit « entre autres choses ». Si tu as une amie végé qui arrive à acheter de la barbaque à son omni de chéri, grand bien lui fasse, chacun a sa sensibilité vis-à-vis de ça ; ma sensibilité personnelle me donne la gerbe quand je passe dans des rayons charcuterie, alors des odeurs de cuisson de viande dans ma cuisine, j’ai envie de dire non. Pas pour faire chier le monde, juste parce que je ne le supporte pas. D’ailleurs, je suis actuellement avec un omni et tout se passe à merveille. Je ne suis pas une tarée anti-omnivores qui pointe d’un doigt accusateur chaque personne en train de bouffer un steak, je veux juste qu’on comprenne et respecte mes opinions.

      Parlons-en, du champ lexical « classique » dur envers les omnivores. Je parle d’animaux morts pour que le lecteur fasse éventuellement « tilt » face à l’article. La viande, le lait, les œufs sont des « aliments » tellement banalisés qu’on en oublie ce qu’ils sont vraiment. Pas plus tard qu’hier, j’expliquais ce qu’était le tempeh à des collègues. Le combo des mots « soja » + « aggloméré » + « fermenté » a suffi à faire tirer la gueule à tout le monde. Étrangement, « lait maternel » + « animal » + « fermenté » + « moisi » (= « fromage »), personne ne s’en offusque.

      Et honnêtement je ne me trouve pas agressive dans mon article. Peut-être dans ma réponse, un peu, je ne sais pas. Fais-en un commentaire composé de trois parties en te basant sur cette problématique de l’agressivité si ça te chante, mais le but de cet article était vraiment plus d’expliquer et justifier mon choix que d’accuser des gens.

      Bref, tout ça pour dire que je vis entourée de non-végés, dans ma famille, mes amis, mon couple, mes études ou encore dans le stage où je suis, et que malgré ça j’arrive à garder des relations assez harmonieuses avec tout le monde. Je peux être très irritable – et irritante – avec des gens fermés ; les bidoche-lovers ouverts et cools, je les aime aussi #bisounours

    1. Comme peut le révéler la faible fréquence à laquelle je publie mes articles, je ne passe pas vraiment le plus clair de mon temps sur WordPress ; ton commentaire n’a été ni oublié, ni ignoré, il n’avait juste pas été lu ;)
      Je prendrai le temps d’y répondre un peu plus tard (promis !).

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